Pédagogie coopérative
« Apprendre avec les pédagogies coopératives » de Sylvain Connac
Date de publication : 12/11/2021

Dans cet ouvrage, Sylvain Connac cherche, par la théorie et la pratique, à aider les enseignants débutants ou expérimentés à mettre en place progressivement une pédagogie coopérative qui va faire des élèves les acteurs principaux de l’apprentissage.
- Organisation matérielle de la classe
- Aide, entraide et tutorat
- Gestion de l’espace et du temps scolaire
- Outils
Tout y est.. Peaufinons ou lançons-nous....
Cet ouvrage est disponible en prêt à l'OCCE23.
« Apprendre avec les pédagogies coopératives. Démarches et outils pour l'école », de Sylvain Connac, ESF éditeur, collection dirigé par Philippe Meirieu, 2009
Le tutorat
Date de publication : 30/06/2025

Le tutorat repose sur le principe de réciprocité :
Chacun est porteur de savoirs et capable de les offrir pour les enseigner et a contrario, chacun peut identifier ses manques qu’il souhaite combler et est capable d’apprendre.
Il est à distinguer du monitorat, de l’aide ou de l’entraide.
Il nécessite en pré-requis que les élèves aient compris qu’ils peuvent prendre en mains leurs apprentissages et qu’il n’y a pas de honte à demander de l’aide.
Le tutorat permet par exemple de développer :
- l’autonomie
- les compétences psychosociales
- l’implication dans la construction des savoirs
Il est possible dans toutes les disciplines pour les séances d’entrainement.
La place de l’enseignant
- Observer les élèves au travail
- Corriger certains de leurs travaux
- Répondre à des demandes individuelles non résolues par le tutorat
- Organiser des petits groupes de besoin
- Faciliter les interactions
L’enseignant peut par exemple réfléchir à l’organisation spatiale par îlots, en mélangeant des élèves qui peuvent s’enrichir.
Il s’assure que chacun puisse être aidé et demander de l’aide.
Enseignant et tuteur ont un rôle complémentaire.
La formation des élèves
L’élève-tuteur doit être volontaire, avoir à la fois des connaissances disciplinaires et des compétences sociales.
Pour bien se faire comprendre ou avoir la bonne démarche une formation est proposée.
Mais c’est une pratique qui se construit dans la durée, l’élaboration d’un protocole se fait au fur et à mesure. Il sera enrichi et modifier à besoin lors des temps de régulations collectives (exemple : pendant les conseils de coopérative).
Il ne s’agit pas pour l’enseignant de donner une méthode et de perdre la spontanéité des élèves mais de les conseiller. Par exemple : « évite de réaliser cette activité à sa place, observe et écoute bien, réponds à ses questions, encourage-le ».
Les tuteurs expérimentés donnent aussi de bonnes recommandations.
Quelques rôles du tuteur :
- Préciser des consignes
- Fournir des explications supplémentaires
- Faciliter la compréhension d’un énoncé
- Aider à la réalisation d’une tâche
Le tuteur peut utiliser divers moyens comme le langage gestuel. Il peut aussi créer des supports (ex : jeu, objet, fiche).
Pour que le tutorat fonctionne il faut que chacun connaisse les gestes pour demander de l’aide et essayer d’aider. Pour se faire voici deux outils possibles :

Quelques écueils courants :
- le tutoré s’impatiente, aide au détriment de son travail, se prend pour l’enseignant.
- l’élève n’ose pas demander de l’aide, attend passivement de l’aide.
Une expérience enrichissante
Le tutorat favorise les interactions entre élèves, développe les relations de confiance, aide à accroitre la motivation de chacun à entrer dans les apprentissages et à s’accrocher face aux difficultés.
Le tutorat questionne la place de l’enseignant et la construction du climat de classe.
Il permet aux élèves de partager leurs savoirs. Il rend davantage capable d’apprendre les uns des autres ; de se sentir concernés par l’autre. Il permet de penser la solidarité et de faire de l’hétérogénéité une chance.
Le tutorat compte de nombreux impacts positifs mais il ne faut pas nier la complexité d’organisation et l’impossibilité de sa mise en œuvre parfois selon le profil de la classe.
Ainsi le tutorat ne doit pas être vu comme une fin en soi mais comme un élément qui s’inscrit dans un fonctionnement global de classe. C’est une ressource parmi d’autres dans la construction de la pratique coopérative.
A vous de tester !
Lectures complémentaires :
Document Le tutorat par l'AD 2B
Le marché des connaissances
Date de publication : 05/01/2026

Le marché des connaissances est un espace dédié aux apprentissages par les élèves :
les enfants-parents-enseignants vont se déplacer de stands en stands pour acquérir un savoir ou un savoir-faire.
C’est un lieu d’échange où chacun peut à la fois transmettre et apprendre, dans des domaines variés, scolaires ou non.
Le marché peut se dérouler au sein d’une classe, de plusieurs ou de l’école entière.
Il peut être fait plusieurs fois dans l’année.
Objectifs :
- faire vivre la coopération au sein de l’école
- comprendre que personne ne sait tout et que tout le monde sait quelque chose
- rendre l’élève acteur de son savoir
Préparer le projet :
- trouver des collègues volontaires
- identifier des lieux possibles
- répertorier les savoirs
- répartir les rôles
- établir un planning
- préparer son atelier et lister le matériel nécessaire
Le marché :
Il se déroule en deux temps : les « vendeurs » deviennent « clients » lors de la deuxième phase.
- Environ 30 minutes de marché
- 30 minutes pour faire une pause et changer les stands
- A nouveau environ 30 minutes de marché
Outils possibles :
- fiche-guide (nom, prénom, horaires, n° du stand, intitulé, nombre de places, responsable, lieu, passage sur stand, réussite ou non, etc.)
- badge « vendeur » et « client » (pour être identifiable des adultes)
- plan des stands dans la salle
- brevet pour le « client » qui a réussi
Ressources :